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Que l’État brade son patrimoine, l’association s’en indigne depuis longtemps. C’est même la raison de sa constitution, et de notre mobilisation citoyenne.

La presse s’intéresse de plus en plus à ces questions. Le 3 juin, France 3 diffusera, dans son magazine Pièces à conviction, un documentaire en partie tourné au Jardin de la Reine, pour relater notre combat contre la vente de l’Ancienne Intendance du Jardin des Plantes. Ne le ratez pas !

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/pieces-a-conviction/pieces-a-conviction-du-mercredi-3-juin-2015_924015.html

Ce que tu vois sur cette photo, c’est une fleur d’Acanthe. Une acanthus mollis, parce que ses feuilles sont aussi molles que larges. Ce sont ces feuilles qui ornent les colonnes corinthiennes qui font la joie des amateurs de vestiges romains.
Dans quelques jours, cette fleur, comme un millier d’autres fleurs d’Acanthe, va atteindre sa maturité, exploser, et disperser des graines dans un rayon de 10 mètres dans le Jardin de la Reine.
L’Acanthe, c’est beau, mais ça envahit. Et comme toutes les plantes invasives, elle a besoin d’être jugulée pour ne pas nuire à la biodiversité.
Pour profiter pleinement de la floraison des acanthes, le Jardin de la Reine sera ouvert à toutes et à tous samedi 16 mai. Les bénévoles de l’association ont un gros chantier de nettoyage, et ils accueilleront les visiteurs, comme lors de chacune de ces journées depuis que l’association de sauvegarde s’est vu confier la gestion du Jardin de la Reine par la ville de Montpellier, il y a un peu plus d’un an.
Venez, profitez de ce lieu magique. Et des magnifiques fleurs de l’Acanthe molle, dite aussi acanthe de Montpellier.
Parce qu’ensuite, on coupera beaucoup de fleurs, pour alléger notre travail de l’an prochain.
À samedi. N’hésitez pas à venir avec du ravitaillement pour nos forces vives.

Jeudi 26 mars 2015, France 3 diffusait, dans son édition locale montpelliéraine, un sujet sur la mobilisation de l’association opur empêcher la vente de l’Intendance du Jardin des Plantes, et le démantèlement de ce patrimoine historique.

L’association travaille à imaginer un projet global pour le périmètre Jardin de la Reine / Jardin des Plantes, qui replace le bâtiment de l’Intendance dans son rôle historique.
L’importance du site est largement sous-estimée, et pourtant, il est l’un des marqueurs les plus importants de la mémoire et de la dynamique de la ville de Montpellier.
Depuis le 16° siècle, le Jardin botanique de Montpellier, le plus ancien de France, fait le pont entre la médecine et la botanique, deux disciplines scientifiques qui se sont construits, à Montpellier, au gré d’avancées majeures.
Médecine et botanique ont assuré le développement de la ville depuis le moyen-âge. Elles sont toujours à la pointe de son développement, à travers la recherche publique et privée, à Euromédecine, à Agropolis.
La sauvegarde de cet ensemble n’est pas seulement une lubie d’historiens, ou une passion pour le seul patrimoine. Le site du Jardin des plantes et de la faculté de Médecine est un marqueur essentiel de l’identité montpelliéraine, et une place unique, à l’échelle européenne, de l’histoire des sciences. Mais il est aussi, de par sa position et sa richesse, le pivot entre le passé de la Ville, et son devenir.
Et dans cet ensemble, l’Intendance du Jardin tient une place essentielle pour ouvrir le patrimoine sur le monde, accueillir les questions et les réponses sur le passé, permettre aux nouvelles générations de comprendre le futur, et valoriser les nouvelles missions du Jardin des Plantes : l’éducation à l’environnement et à la biodiversité. C’est à ce projet que l’association de sauvegarde travaille, pour imaginer le futur d’un site où tout le monde trouverait sa place : université, chercheurs, historiens, collectivités, habitants, touristes. Un site qui allierait le récit d’un patrimoine primordial, des espaces et des temps de vulgarisation scientifique, une ouverture sur l’urbain, et un vrai levier de développement économique par le tourisme.
Pour restituer la richesse de ces questions, l’association de sauvegarde du Jardin de la Reine et de l’Intendance a réalisé une exposition en 8 planches, qu’elle met à disposition du public dans un fichier en lecture en ligne, ou en téléchargement (cliquez, clic droit sur la miniature).

C’est pour cette raison que nous mobilisons l’opinion publique contre la vente par l’État de ce patrimoine, et que nous vous invitons à signer la pétition en ligne.

 

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Intendancedecoupe

Grâce à une importante mobilisation citoyenne, nous avons pu sauver le Jardin de la Reine en 2013. Mais le bâtiment de l’Intendance du Jardin des Plantes reste en vente.
En 1815, pendant les 100 jours de Napoléon, ce bâtiment qui abritait la direction du Jardin des Plantes est devenu temporairement le Rectorat de Montpellier. Mais le temporaire a duré, et le rectorat s’est accaparé le bâtiment, usurpant la propriété à l’université. Son propriétaire, le Ministère de l’Éducation Nationale, s’était pourtant engagé à le restituer au Jardin des plantes, il y a plus de dix ans de cela. Mais il a oublié cette promesse, pour tenter de satisfaire à un petit profit immédiat.

Le bâtiment de l’Intendance n’est pas un immeuble de bureau anonyme comme l’Etat en possède tant. C’est un bâtiment classé Monument Historique. C’est le cœur historique du plus ancien jardin botanique de France.
C’est dans ce bâtiment que se sont réunies les forces de la médecine et de la botanique montpelliéraine, pour faire de cette ville un phare des sciences naturelles et médicales. Si la médecine et l’agronomie sont aujourd’hui les principaux moteurs économiques de Montpellier, c’est grâce à une histoire qui a pris naissance dans ces murs que l’Etat veut aujourd’hui brader.
C’est ici, dans ce bâtiment, que se sont succédés les botanistes qui ont fait de Montpellier l’un des lieux essentiels du progrès de la connaissance des plantes. Richer de Belleval le fondateur, Candolle, Chaptal, Magnol, et tant d’autres, qui, au côté des grands médecins, ont construit l’histoire intellectuelle et universitaire de cette ville.
C’est sous ce bâtiment que subsiste une merveille archéologique, le Labyrinthe de Richer, expérimentation unique dans l’histoire.
C’est ce bâtiment qui est l’entrée principale du Jardin. Et la réouverture de cette entrée est vitale pour ré-articuler le quartier autour de ses richesses historiques.
Nous, citoyens de Montpellier, refusons que le Jardin des Plantes soit démantelé pour une poignée de billets, et que ce patrimoine soit privatisé pour le bonheur de quelques privilégiés qui habiteront ou travailleront dans le Jardin des Plantes.
Le bâtiment de l’Intendance doit rester dans le domaine public, l’État doit cesser sa mise en vente.
Aidez-nous, signez la pétition pour que cesse le démantèlement du Jardin des Plantes !

Un lien historique s’est rompu, la passerelle du Jardin de la Reine n’est plus.

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, les services de la ville ont fait procéder à l’enlèvement de la passerelle du Faubourg Saint Jaumes, qui reliait historiquement le Jardin des Plantes et le Jardin de la Reine, par le bâtiment de la « Vieille Intendance ».

EnlevementPasserelle

Outre l’état délabré et dangereux de la passerelle, cette décision est, paradoxalement, la conséquence de la première victoire de l’association de sauvegarde du Jardin de la Reine et de la vieille Intendance. En faisant racheter le Jardin de la Reine par la ville de Montpellier, la mobilisation citoyenne a conduit l’administration des domaines, en charge de vendre les deux biens de l’État, à scinder ce qui n’était qu’un seul lot, et à imposer à l’acheteur du Jardin l’enlèvement de la passerelle qui les reliait.

Parce que le bâtiment de la vieille Intendance est toujours en vente. L’État n’a pas abandonné l’idée de brader ce patrimoine historique.

Pourtant, ce bâtiment est d’une importance patrimoniale claire pour la ville et l’université. Il est, historiquement, le bâtiment de direction du Jardin des Plantes, le plus ancien jardin botanique de France, le lieu où tant d’innovations médicales et botaniques ont pu voir le jour, et faire de Montpellier une grande ville universitaire, et une grande place de l’histoire de la médecine.

La passerelle symbolisait le lien entre les deux parties de ce qui n’était qu’un même ensemble durant des siècles, en même temps qu’elle reliait deux jardins aux ambitions différentes, le Jardin des Plantes, lieu de recherche médicale et botanique, et le Jardin de la Reine, lieu d’expérimentation pour les fondateurs du Jardin des Plantes. C’est là que Richer de Belleval a conçu sa première « montagne » artificielle, testant la possibilité d’un écosystème équilibré et productif, fondant les principes de ce que l’on appellera des siècles plus tard l’agroécologie, l’agroforesterie, la permaculture, disciplines redécouvertes notamment dans le pôle agronomique montpelliérain, l’un des plus importants pôles de recherche mondiaux en agronomie, l’un des fers de lance de l’économie montpelliéraine actuelle.

La passerelle, lien symbolique, était aussi un pont entre l’histoire de la recherche montpelliéraine, son présent, et son avenir.

L’association de sauvegarde du Jardin de la Reine mettra tout en œuvre pour que le bâtiment de la Vieille Intendance ne soit pas vendu à des investisseurs privés, mais reste dans le giron public. Elle travaille à convaincre les collectivités et les universités de la pertinence d’un projet de réhabilitation qui conserve le périmètre historique du Jardin des Plantes, et qui soit le lieu où s’articule la recherche, la pédagogie, et la sensibilisation du public le plus large sur le colossal patrimoine montpelliérain en matière de recherche botanique et médicale, et son importance capitale pour l’avenir de la ville comme de la science. Ce bâtiment est au cœur de l’histoire de la Ville et de son identité.

L’association lancera en septembre une initiative citoyenne pour sauver la « Vieille Intendance ». Et lorsque nous aurons gagné ce combat, nous ferons reconstruire la passerelle. Promis.

 

 

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Midi Libre, 18/07/14

Ça y’est, le Jardin est acheté par la Ville de Montpellier depuis décembre 2013.

Nous avons eu une première visite « technique » du jardin avec la direction des espaces verts. Ce fut également l’occasion de mettre en relation les services de la ville avec les services patrimoniaux de la Drac, les experts botanistes, archéologues, patrimoniaux que nous rassemblons au sein de l’association de sauvegarde, et les associations partenaires comme Sémilla et Ava.

Le comité de pilotage est en marche, pour une première année qui sera consacrée à l’état des lieux, aux missions d’archéologie et d’archéobotanique, au nettoyage, etc. Et nous pourrons ouvrir le jardin au public de temps en temps.

Pour l’heure, profitant du mois de janvier, le nouveau propriétaire nous fait le plaisir de partager la galette et le verre de l’amitié, en présence de Madame le Maire, samedi 18 janvier à 11h, dans le jardin. C’est avec un grand plaisir que nous vous y retrouverons, pour fêter cette nouvelle page de l’histoire de ce lieu pluricentenaire.

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Première visite technique, 08/01/14

 

 

 

 

 

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Et premier nettoyage, 15/01/14. C’était… nécessaire.

C’est aujourd’hui les journées du patrimoine, et nous avons remporté une première victoire. Suite à nos pressions sur les élus et les ministères, nous venons de recevoir confirmation écrite du Préfet de l’Hérault que l’Etat proposerai la vente du Jardin de la Reine à la municipalité pour la modique somme de 200 000 €. La municipalité devrait accepter.
C’est la promesse que cet espace naturel historique pourra continuer à s’épanouir au travers du projet que nous construirons ensemble.
Pour autant, ce n’est que demie bonne nouvelle. Le bâtiment historique de la vieille intendance, partie intégrante du Jardin des Plantes, reste en vente. Tout reste à faire pour sauver le périmètre historique de ce joyau patrimonial, et obliger l’Etat et les collectivités à assumer les engagements conjoints de restauration complète du plus vieux jardin botanique de France.
Il est symptomatique, en cette journée du patrimoine, que la question patrimoniale ne fasse l’objet d’aucune ambition forte. Elle est pourtant essentielle à la cité, à sa lecture, aux liens sociaux qu’elle permet de tisser dans le temps et l’espace.
Les collectivités n’ont pas fini de nous entendre leur rappeler cette impérieuse nécessité.

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Le Jardin de la Reine, c’est un écrin de verdure en plein cœur de Montpellier. Propriété de l’État, il est pourtant fermé au public depuis deux siècles, et laissé à l’abandon depuis plusieurs années. Inscrit dans la liste des Monuments Historiques depuis 2009, il est l’une des parties historiques du Jardin des Plantes. Jardin de la Reine, il était le pendant du Plantier du Roi, ancêtre de notre actuel Jardin des Plantes, le plus ancien jardin botanique de France, joyau patrimonial de Montpellier et témoin privilégié de l’histoire de la médecine, de la flore, et de l’histoire de la ville.

Plan 19°

Annexé, ainsi que le bâtiment de l’Intendance du Jardin, par le Rectorat durant les 100 jours de Napoléon, il a été depuis cette date soustrait à la responsabilité de l’Université, servant de logement de fonction du recteur, puis du secrétaire général du Rectorat. Alors qu’il n’est plus occupé par l’Académie depuis plusieurs années, nous apprenons début 2013 qu’il n’est pas envisagé de le remettre à la disposition du Jardin des Plantes, mais que les services de l’Etat veulent vendre le bâtiment historique et le Jardin.

Riverains, amoureux des richesses historiques et de la biodiversité, nous refusons que ces joyaux soient vendus. La fin de l’occupation par le Rectorat est une occasion unique de réunir le périmètre historique du Jardin Botanique fondé par Richer de Belleval. Le Jardin de la Reine doit revenir aux montpelliérains et aux botanistes ! Aux collectivités locales, en charge du patrimoine, de la recherche, de la biodiversité, de la culture, de s’unir pour que ces richesses restent dans le domaine public.

Signez la pétition pour sauver le Jardin de la Reine !

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